
Je me nomme Owen ODELL et je vais mourir !
Ainsi commence L’étoile du matin quand un barde agonisant tente de rétablir la véracité des faits qu’il a volontairement déformé des années auparavant !
J’ai vécu trop longtemps et j’ai vu trop de choses, je fais partie de la légende.
Avant de quitter ce monde, je veux me souvenir une dernière fois et raconter l’histoire telle qu’elle s’est passée et non comme elle se raconte de nos jours au coin du feu.
J’ai bien connu Jarek MACE, celui qu’on surnommait l’étoile du matin, le dernier héros des Highlands, le libérateur !
J’étais à ses cotés lorsqu’il a combattu les rois vampyres et les envahisseurs Angostins.
J’étais barde et je connais sa légende par cœur : c’est moi qui l’ait écrite !
L’étoile du matin n’était pas ce héros aux cheveux blonds et aux yeux bleus remplis de bonté que l’on dépeint aujourd’hui, c’était un voleur, un menteur, un homme qui aurait égorgé sa mère contre un bon repas chaud !
Je vais vous raconter l’histoire d’un homme et de sa rédemption !
Je viens de terminer l’Etoile du matin, roman de D. Gemmel, et, décidemment j’aime bien cet auteur. J’avais dévoré il y a quelques années sa série sur Le lion de Macedoine, qui met Alexandre le grand à la sauce fantasy. 4 tomes inégaux mais globalement très bons.
Le mois dernier j’ai eu l’occasion (merci Laurent) de découvrir le cycle Drenaï avec la série Waylander. Un assassin vieillissant transcende sa condition pour devenir héros du peuple et vaincre démons et sorciers. Les personnages sont attachants, l’histoire passionnante. 3 tomes qui filent bien vite.
Et donc aujourd’hui, j’ai refermé l’Etoile du matin. L’histoire est finalement assez similaire, d’un bandit qui devient un héros, bien malgré lui.
C’est d’ailleurs le principal reproche que je ferai à cet auteur, de toujours traiter les mêmes thèmes et un peu de la même façon. Ces univers se ressemblent finalement beaucoup. Barbare, violent ou seul les forts ont une chance de survivre. Il ne fait pas bon être un lettré, un paysan ou une femme chez Gemmel.
Même moi qui aime les personnages torturés intérieurement, je n’irai pas forcement aussi loin.
Oh je ne boude pas le plaisir que j’ai pris à le lire. Il est très difficile de lâcher prise sur les 100 dernières pages. C’est agréable à lire, ça va à toute vitesse, les personnages hauts en couleurs. Cela va même parfois un peu vite et on aurai aimé qu’il s’attarde sur certains détails, qu’il développe certains passage ou évolution de personnage.
Pour être clair, ami lecteur. Si tu es en panne de bon bouquin pour prendre le train, n’hésites pas à découvrir cet auteur. Ne t’attend pas à lire une merveille, juste à passer un bon moment. Ce qui n’est finalement pas si mal.