Tron Legacy

Vingt ans après la mystérieuse disparition de Kevin Flynn, son ancien ami Alan Bradley reçoit sur son bipper un étrange message provenant de la salle de jeux désaffectée du célèbre créateur. Le jeune rebelle Sam Flynn décide alors de partir à la recherche de son père, en pénétrant dans le monde virtuel de Tron… Il y rencontre le programme Clu, le clone de Flynn qui s’est rebellé et a décidé de retrouver celui-ci à tout prix. Sam fait également la connaissance d’une charmante guerrière au service de son père, Quorra. Tous les trois se lanceront sur le chemin du portail qui les ramènera dans le monde réel, un chemin semé de dangers et de personnages tous aussi peu scrupuleux les uns que les autres…

Enfant, j’ai vu le premier Tron au cinéma quand il est sorti. Je n’irai pas jusqu’a dire que ce fut une révélation et que ce film à provoquer ma vocation professionnelle. Il ne faut pas exagérer. Néanmoins, j’ai toujours en tête, les courses de moto ultra-rapides, les costumes en néons fluo, et ce symbolisme étrange, technophilo-anarchique, que l’on pourrait retrouver aujourd’hui dans l’opposition entre le marché de libre et les monopoles des grands éditeurs informatiques (sans sombrer non plus dans l’angélisme, hein).
Vous imaginez donc ma curiosité, et même mon excitation lorsque le projet d’une suite pointa son nez. Même univers, mêmes acteurs qu’il y a 25ans mais avec des technologies moderne.
Suite à une avalanche de commentaires peu flatteurs, je suis passé à coté de la sortie ciné. C’est donc sur ma TV, sans 3D, que je l’ai vu.
Il faut reconnaitre à ce film une chose, c’est vraiment très beau. Les décors nous plongent dans une atmosphère ultra techno très réussit. Les effets spéciaux sont réussit, spectaculaires à souhaits et parfaitement adapté a cet univers de jeux vidéos.
Malheureusement, si la forme est la, il faut bien reconnaitre que le fond n’y est pas. La matrice (la grille ici) n’est qu’un prétexte pour nous montrer quelque jolis combats du cirque, façon Rome antique. L’empereur est méchant et sans vraiment de motivation. Quand à son séide (si vous n’avez pas comprit au bout de trois minutes sa véritable identité c’est que vous dormez déjà) il ne sert à rien… Mais les « gentils » non plus de toute façon.
Le pire, c’est qu’il y a des bonnes idées dans tout ca. Le « pourquoi » est, à défaut d’être original, au moins intéressant. Le problème est qu’il ne sert à rien. Strictement.
Quand à la musique, je n’aimais déjà pas Daft Punk avant, je dirai simplement que ca ne va pas mieux.
J’ai lu quelque part qu’il y avait une mystique dans ce film. Ce n’est pas faux si l’on veut évoquer à mots couverts la médiocrité de l’ensemble. Ce film aurait pu être un joli popcorn s’il ne s’était pas appelé Tron. La volonté de donner une suite à un film qui n’en avait franchement pas besoin force à une comparaison qui n’est pas à son avantage.
Si le premier opus surfait sur les débuts du cyberpunk et en exploitait les meilleures ficelles, son héritage n’est qu’une bouillie mal digérée de fausse geekerie commerciale.
A se demander à qui est vraiment destiné ce film…

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