La pluie du siècle

An 2300. A la suite d’une catastrophe technologique, la vie sur Terre est devenue impossible. Seuls ont survécu les êtres humains qui avaient émigré dans un réseau d’habitats en orbite. Verity Auger, une archéologue qui a beaucoup à se faire pardonner, accepte de participer à une mission ultradangereuse.

Débarquée à Phobos, un satellite de Mars, elle emprunte un tunnel secret qui débouche… sur une station de métro, à Paris, en 1959. La Terre semble en effet avoir été préservée dans un bloc d’ambre, comme un gigantesque insecte. S’agit-il là d’une fenêtre vers le passé ou d’une simulation ? La mission de Verity consiste à récupérer, avant qu’ils ne tombent dans des mains ennemies, les documents laissés derrière lui par un agent assassiné.

Elle ignore encore que l’agent en question avait fait des découvertes susceptibles de modifier considérablement le présent de la jeune femme, mais aussi le passé de la Terre…

 

Quoi de mieux, comme premier article, que de parler d’un auteur qu’on aime bien ?

j’ai découvert Alastair Reynolds il y a quelques années un peu par hasard. Une couverture qui attire l’oeil, un quatrième de
couverture un peu mystérieux. Et surtout un énorme pavé, premier tome d’une série qui prend une place dingue sur l’étagère.Ce roman ne fait pas parti de son cycle des Inhibiteurs, mais promis je vous en parle un de ces quatre.

La pluie du siècle, donc, nous plonge dans un univers relativement proche ou l’humanité est divisée et la terre détruite. La découverte d’une copie conforme de la terre va chambouler tout ça. Mais cette terre est restée figé dans les années 60. Et la moitié du roman qui s’y déroule nous plonge dans une ambiance de roman noir très agréable. On parle de jazz en visitant Paris. Un Paris totalitaire proche de l’occupation mais tout cela à un côté très familiers bien agréable. Lorsque reviens le fantastique, l’effet n’en ai que plus fort. Vous saviez qu’il y a un trou de vers à la station Cardinal Lemoine vous ?

L’intrigue est bien ficelée, l’univers cohérent, j’ai souvent eu bien du mal à m’arrêter de lire sans rater ma station de métro. Comme souvent chez Reynolds, c’est surtout très bien raconté et quelques trouvailles m’ont rendus vert de jalousie (les nanites carnivores…). Je suis enthousiaste, mais je reconnais aussi que ce n’est pas le meilleur roman de l’auteur. Moins technique que les précédents, moins profond aussi,certaines questions sont sans réponse et auraient pu amener une suite.

Ce roman reste donc de la très bonne SF, et pourrait constituer une parfaite introduction à cet auteur encore trop peu connu.

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